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121 J Fonds du député Patrice Martin-Lalande.

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    • Présentation

      Fonds du député Patrice Martin-Lalande.

    • Producteur

      Patrice Martin-Lalande naît le 2 décembre 1947 à Grenoble. Il arrive à Lamotte-Beuvron lorsque son père est nommé médecin, directeur du Sanatorium des Pins..

      Il s’engage en politique dès 1969 en adhérant à l’Union des Jeunes pour le Progrès, mouvement des jeunes gaullistes au sein duquel il est responsable de la section de Lamotte-Beuvron, puis du département de Loir-et-Cher et de la région Centre. Il fait ensuite partie du syndicat étudiant « Alliance des mouvements réformistes universitaires », qui soutient notamment la réforme universitaire du ministre de l’Éducation nationale Edgar Faure. Il milite également au sein de l’Union des Étudiants Gaullistes en 1970 à Sciences-Po Paris, et du Club Nouvelles Frontières en 1971-1972..

      Patrice Martin-Lalande commence réellement sa carrière politique en étant membre des cabinets de plusieurs ministres et secrétaires d’état entre 1972 et 1981 (Raymond Marcellin, Joseph Fontanet, Robert Galley, Jean-Pierre Soisson, Antoine Rufenacht et Jean-Philippe Lecat) puis de nouveau entre 1986 et 1988 (Alain Carignon). De 1981 à 1983, il est directeur de cabinet de Jean Delaneau, président du Conseil régional du Centre.

      Le parcours de Patrice Martin-Lalande l’amène dans le Loiret, où il est maire-adjoint d’Olivet de 1977 à 1979. Il s’ancre ensuite définitivement dans le Loir-et-Cher, où il est élu conseiller général du canton de Lamotte-Beuvron dès 1979, sans même avoir été maire auparavant ce qui constitue un trajet politique assez atypique. Il est reconduit au Conseil général à chaque élection jusqu’à la suppression du canton de Lamotte-Beuvron en 2015, siégeant ainsi au département pendant 36 ans. Il a également été vice-président du Conseil général à partir de 1994, chargé en 2004 des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

      Son ancrage local passe également par la commune de Lamotte-Beuvron, dont il est élu maire de 1982 à 2001. Il préside le Syndicat mixte d’aménagement et de développement économique de la Sologne de 1986 à 2010 et le Pays de Grande Sologne depuis sa création en 1997 (prenant la suite du CRIL). Il est aussi conseiller régional du Centre de 1986 à 1993, où il préside la commission « éducation et formation ».

      Patrice Martin-Lalande devient député de la deuxième circonscription de Loir-et-Cher en 1993 et sera continuellement réélu pendant 24 ans. À l’Assemblée nationale, il est membre de la commission de la défense, puis secrétaire de la commission des affaires culturelles. Il intègre en 2002 la commission des finances, s’occupant plus particulièrement du budget « médias » en tant que rapporteur spécial, un poste qu’il occupera jusqu’en 2012. En 2007, il est nommé vice-président de la commission spéciale pour la nouvelle télévision publique.

      Patrice Martin-Lalande s’intéresse principalement aux technologies de l’information et de la communication. En ce sens, il crée à l’Assemblée nationale, en 1993, le groupe d’études sur le développement du télétravail et des télé-activités. En 1996, il est nommé par le Premier ministre Alain Juppé « parlementaire en mission » et présente, dans ce cadre, le rapport intitulé L’Internet, un vrai défi pour la France (La Documentation française, accessible en ligne). Il a co-présidé le groupe d’études sur Internet l’audiovisuel et la société de l’information pendant vingt ans, de 1997 à 2017.

      Il a également travaillé sur cette thématique au sein de l’Association nationale des maires de France, où il a présidé la commission « technologies de l’information et de la communication » de 1995 à 2001.

      Patrice Martin-Lalande s’est également investi au sein de l’Union Interparlementaire, participant aux assemblées et aux réunions connexes. Il a notamment été président du groupe français et président de la deuxième commission permanente de l’Union Interparlementaire.

    • Modalités d'entrée

      Les archives composant ce fonds étaient conservées en plusieurs lieux, illustrant ainsi la diversité des activités de Patrice Martin-Lalande. Les archives de ses activités de maire, président des différents syndicats de la Sologne, conseiller général et régional ainsi que les archives du député Roger Corrèze se trouvaient à la fois à sa permanence parlementaire et à la mairie de Lamotte-Beuvron. Les archives de son activité de député se trouvaient, quant à elles, en partie à l’Assemblée nationale et en partie à sa permanence de Romorantin-Lanthenay.

      La démarche consistant à confier ces archives aux Archives départementales de Loir-et-Cher a été initiée en 2006, par Patrice Martin-Lalande, et a abouti à onze dépôts réalisés entre 2007 et 2014. Le fonds ainsi reconstitué mesurait, avant classement, environ 45 mètres linéaires. Le travail de tri a été commencé par Prisca Mercier, puis repris par Lise Legay, avant d’être complété par Gauthier Coutance. Un dernier ensemble de documents, concernant la principalement la XIVe législature, a été déposé en juin 2017 et fera l’objet d’un classement ultérieur. Le présent inventaire est donc appelé à être modifié. C’est pourquoi la forme du répertoire méthodique, où les cotes ne se suivent pas numériquement mais respectent le cadre de classement intellectuel, a été privilégiée.

    • Description du contenu

      Le fonds Patrice Martin-Lalande, coté 121 J, a été déposé par Patrice Martin-Lalande entre 2007 et 2014 et représente, après classement, 39,78 mètres linéaires. Il est constitué des papiers, notes et correspondance concernant ses activités de député, de conseiller régional, de conseiller général, de président du syndicat mixte d’aménagement et de développement économique de la Sologne (aujourd’hui syndicat mixte du canal de la Sauldre et de l’étang du Puits), de président du syndicat mixte du pays de grande Sologne et de maire. Le fonds contient également des documents du député Roger Corrèze, son prédécesseur à l’Assemblée nationale.

      Le fonds est composé pour l’essentiel de correspondances et de documentation : il s’agit en grande majorité des dossiers de Patrice Martin-Lalande en tant que député (121 J 1-400 et 121 J 480-624). On y retrouve ainsi les documents de travail de l’élu sur les projets et propositions de lois ainsi que les dossiers des groupes d’études et d’amitié (dont les missions réalisées à l’étranger, où quelques photographies viennent illustrer les documents). Cette partie du fonds renferme aussi de la documentation et des correspondances sur les interventions de Patrice Martin-Lalande dans sa circonscription, ainsi que de nombreux courriers de particuliers demandant l’intervention du député, notamment en matière de logement, d’aide financière, d’emploi ou d’éducation.

      La deuxième partie du fonds contient les dossiers constitués par Patrice Martin-Lalande dans le cadre de ses mandats locaux (121 J 401-464 et 121 J 625-719). Une fois de plus il s’agit principalement de correspondance et de documentation.

      Le classement se termine par une série d’archives produites par Roger Corrèze, député de Loir-et-Cher jusqu’en 1988. Celles-ci sont presque exclusivement composées de demandes d’interventions de particuliers. Le député avait en effet confié en 2008 les demandes les plus récentes traitées par son équipe à Patrice Martin-Lalande, afin que celui-ci assure le suivi éventuel des dossiers.

      Ce fonds d’archives ne dévoile que la personnalité publique de Patrice Martin-Lalande : il ne comprend pas de document relevant de la vie privée de l’homme politique. L’ensemble ainsi décrit pourra constituer une source d’intérêt pour de nombreux chercheurs, sur des thématiques assez variées. Il est d’abord une bonne illustration du fonctionnement même de l’Assemblée nationale et du travail réalisé par un député tant au niveau national qu’au niveau de sa circonscription. Le long travail de rapporteur spécial sur les médias de Patrice Martin-Lalande permet aussi de mesurer l’évolution et les transformations du paysage médiatique français.

      Enfin, les travaux du député sur l’Internet, révolution majeure de la fin du XXe siècle, donnent également un aperçu des problématiques et des questionnements liés au développement et au fonctionnement d’Internet depuis les années 90 jusqu’à nos jours.

      Les archives déposées par Patrice-Martin-Lalande apportent également un éclairage sur le vécu de la circonscription et du département de Loir-et-Cher. À ce titre, la correspondance complète de l’homme politique sur plus d’une vingtaine d’années de mandat est une source précieuse, susceptible de dévoiler les évolutions et changements dans la mentalité ou le mode de vie des habitants. Les différents dossiers sont également riches d’informations sur les problématiques spécifiques au département, notamment en matière économique et certaines entreprises telles GIAT industries ou Matra-Automobile.

      Enfin, les nombreuses demandes d’interventions émanant des particuliers peuvent servir de base à une étude en histoire sociale : elles dévoilent les préoccupations des citoyens d’un département au tournant des XXe et XXIe siècles et permettent de retracer certaines évolutions, en matière de chômage et d’emploi par exemple.

    • Modalités d'accès

      Le régime de communicabilité des documents composant le fonds est calqué sur celui des archives publiques défini aux articles L-213-1 et L-213-2 du code du Patrimoine modifiés par la loi n°2008-696 du 15 juillet 2008 - art. 17. Les demandes d’intervention des particuliers (121 J 318-368, 465-477) sont à ce titre soumises à un délai de communicabilité de 50 ans (protection de la vie privée). Il est à noter que la communicabilité des dossiers n’implique pas l’autorisation systématique de reproduction des documents, qui reste, quant à elle, en permanence soumise à l’accord du président de salle.

    • Sujets

      ELECTION / ELU / PARLEMENTAIRE

    • Personnes physiques

      MARTIN-LALANDE (PATRICE) / CORREZE (ROGER)