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Rendez-vous de l'histoire 2018 : La puissance des images

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    • L’image pour le droit
        • L’image comme élément diplomatique

          La diplomatique est l’étude de la forme et des caractères internes et externes des actes. Elle nous renseigne, entre autres, sur le caractère authentique d’un document. Même si l’essentiel de l’information réside dans le texte, l’image et les éléments visuels peuvent être des éléments importants pour l’identification et l’authentification de l’acte : signature, sceaux, armoiries etc.


            • L'image écrite
              • Chirographe : transaction entre les religieux de l’abbaye de la Trinité de Vendôme et Ursion, seigneur de Fréteval
                Parchemin
                1214
                21 H 97
                1 vue  (ouvre la visionneuse)

                1 vue

                Apparu vers l’an mille, le chirographe est un acte établi en plusieurs exemplaires sur un même parchemin. Un mot, souvent le terme « Cyrographum » comme ici, est tracé entre les deux copies du texte avant que la charte ne soit découpée. Chaque protagoniste de l’acte conserve son exemplaire. Le rapprochement des parties permet de vérifier leur authenticité, et ainsi d’éviter les litiges.


              • Lettre de François-René de Chateaubriand au ministre de la Justice
                Papier
                1832
                2 U 3/37
                3 vues  - Lettre de François-René de Chateaubriand au ministre de la Justice (ouvre la visionneuse)

                3 vues

                Chateaubriand signe de son nom d’une façon très lisible cette lettre en faveur de Pierre-Antoine Berryer, avant de signer simplement « Ch » l’apostille qui suit. La signature est le moyen le plus répandu d’authentifier un document, mais plus que le nom, c’est l’image du texte, la graphie, qui permet de s’en assurer.


              • Sceaux et cachets
                • Bulle du pape Clément VII relative à un litige entre l’abbaye de Fontevrault et le seigneur de Freschines
                  Parchemin et plomb
                  1533
                  5 J 55
                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

                  1 vue

                  Le terme de bulle désigne à la fois le document et le sceau de plomb qui l’authentifie. A l’avers, les effigies de saint Pierre et saint Paul, emblèmes de la papauté, sont séparées par une croix et les armes des Médicis, famille dont ce pape est issu. Au revers, une inscription désigne Clément VII, CLEMENS P[A]P[A] VII comme l’auteur du document.


                • Charte falsifiée de Louis, comte de Blois, reconnaissant aux moines de Thiron le droit de chasse sur leur territoire de Molineuf
                  Parchemin, cire (sceau)
                  1203 [fausse date], XVe siècle [fabrication ?]
                  20 H 5, pièce 10
                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

                  1 vue

                  Les bénédictins de l’abbaye de Thiron sont réputés pour s’être attribués, à partir du XVe siècle, un certain nombre de droits seigneuriaux et fonciers par le biais de fausses chartes, réécrites ou créées de toutes pièces. Le sceau, habituel élément d’authentification des documents, est lui aussi contrefait d’une manière très convaincante.


                • Procès-verbal de tatouage des boisseaux du marché d’Herbault
                  Papier
                  1742
                  13 Bv 1
                  2 vues  - Procès-verbal de tatouage des boisseaux du marché d’Herbault (ouvre la visionneuse)

                  2 vues

                  Les boisseaux sont des récipients servant d’étalon à la mesure des grains sur le marché. Après vérification de leur contenance, on y met « l’anprinte d’un fer chax [chaud] où sont les armes de ce marquisat aussy bien que sur le fond [qu ?] en dedans », assurant ainsi leur authenticité.


                • Cachets de la sous-préfecture de Romorantin
                  Laiton et bois
                  XIXe siècle
                  OBJ 54, 55, 56
                  3 vues  - Cachets de la sous-préfecture de Romorantin (ouvre la visionneuse)

                  3 vues

                  Successeurs des sceaux, les cachets des administrations publiques évoluent au gré des changements de régime du pays : aigle napoléonien, armoiries royales, couronne de lauriers etc.


                • En-têtes
                  • Arrêts du conseil d’état du roi
                    Papier
                    1722-1788
                    200 J 45/1
                    6 vues  - Arrêts du conseil d’état du roi (ouvre la visionneuse)

                    6 vues

                    Les en-têtes illustrées ne confèrent pas d’authenticité au document mais renforcent visuellement la portée des décisions, notamment par la présence des symboles royaux (couronne, fleurs de lys etc.). Certaines vignettes adoptent une iconographie en lien avec le contenu : fiscal, religieux, maritime, etc.


                • L'image administrative

                  L’image est aussi un outil d’administration. Avant la Révolution Française, de nombreux seigneurs et congrégations religieuses font appel à des maîtres-arpenteurs pour cartographier les terres qui leur appartiennent. L’essentiel de leur travail consiste, grâce à leur maîtrise de la géométrie, à borner et à mesurer des parcelles afin d’en établir des procès-verbaux et des plans précis. Ce sont ces mêmes arpenteurs-géomètres qui sont à l’origine, à partir du XVIIIe siècle, de la mise en place de l’administration fiscale qui préfigure le futur cadastre napoléonien (1807) qui ne cessa d’évoluer jusqu’à ses formes les plus contemporaines.
                  En parallèle à la question de territoire, l’image administrative est intervenue aussi comme objet de validation. Ce fut le cas notamment pour illustrer des devis ou des expertises. Plus tard, dans les années 1920, l’image à visée patriotique qui glorifie les soldats tombés au front, s’illustre au travers des nombreux projets d’érection de monuments pour les morts de la Grande Guerre.


                    • De l’arpentage au cadastre
                      • Arpentage de huit arpents près de Bordebure [Averdon]
                        Papier, encre et aquarelle
                        1659
                        1 Fi 653/1
                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                        1 vue

                        Ce plan fait la description de huit arpents de prés à Bordebure et aux Tresseaux ainsi que d’autre terres dépendant de l'Hôtel Dieu de Blois. Il a été établi en avril 1659 par Pierre Vollant, maître arpenteur demeurant à Blois à la demande des Échevins de la ville, administrateurs des biens dont il est question.


                      • Plans et arpentages de la forêt du Petit Cîteaux
                        Registre sur papier
                        1734
                        24 H 9
                        11 vues  - Plans et arpentages de la forêt du Petit Cîteaux (ouvre la visionneuse)

                        11 vues

                        Dès la Haute Antiquité, autour du bassin méditerranéen d’abord, l’homme a cherché à mesurer la terre. La topographie qui consiste à représenter sur un plan ou sur une carte l’ensemble des détails et les superficies estimatives des parcelles, se développe au fil des siècles et se professionnalise fortement avec l’apparition de la corporation des arpenteurs (ancêtres des géomètres). Cet album contient des plans figurés et des arpentages de la forêt du Petit-Cîteaux (paroisses de La Colombe et d’Autainville). Il a été établi par « Martin François Petit, arpenteur général des Eaux et Forests de France au dit departement de Blois et de Berry ». La forêt de Cîteaux contient 771 arpents au total, soit environ 265 hectares actuels.


                      • Cadastre napoléonien de Blois
                        Papier, encre et aquarelle
                        1810
                        3 P 2/18/2
                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                        1 vue

                        La loi du 15 septembre 1807 définit le principe et les règles applicables pour l’établissement d’un « cadastre général parcellaire ». Elle est mise en application dès l’année suivante en Loir-et-Cher. Sur les plans, les conventions de représentation des routes, des champs et des bâtiments utilisent des tons d’aquarelles qui leur confèrent aujourd’hui une qualité esthétique. Sur cette planche cadastrale de Blois, la densité urbaine apparaît très nettement : les contours de chaque bâtiment sont représentés en rouge, les édifices publics en bleu à l’instar du château nettement reconnaissable sur cette planche.


                      • Vue aérienne de Blois
                        Photographie NB
                        ca 1960
                        104 Fi 258
                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                        1 vue

                        Les techniques d’établissement des plans cadastraux ont fortement évolué depuis l’époque napoléonienne. La photogrammétrie a pour but de définir la position dans l'espace, la forme et les dimensions d'un objet en utilisant essentiellement des mesures faites sur plusieurs photographies de ce dernier. Ainsi, une analyse très fine du bâti d’un secteur comme celui du château est ici rendue possible.


                      • Marchés, devis et rapports d’experts
                        • Devis illustré d'un calice pour l'église Saint-Martin de Vendôme
                          Papier
                          1598
                          G 2301
                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

                          1 vue

                          Dans son testament, Esme Hamart, potier d’étain à Vendôme, fait un legs de 110 écus d’or au soleil (monnaie royale) à l’église Saint-Martin de Vendôme pour l’achat d’un calice d’or. Un devis accompagné d’un dessin est alors établi par Jean Roger, Pierre Gorron et Simon Charles, marchands orfèvres demeurant à Vendôme.


                        • Devis illustré du maître autel de l’église de Marchenoir
                          Papier
                          1806
                          F 398
                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

                          1 vue

                          L’église primitive de Notre-Dame de Marchenoir qui date de la seconde moitié du XIIe siècle, a été entièrement remaniée au XVe siècle grâce au concours des comtes de Dunois, alors seigneurs de Marchenoir.
                          En 1793, les panneaux en lambris du maître autel connaissent les soubresauts révolutionnaires, « après avoir été barbouillé à cette époque de désastre ». Fortement détériorés, ils restent néanmoins dans l’église. En 1804, Chauvin l’aîné menuisier à Lorges et entrepreneur de travaux, se voit confier la réalisation des nouvelles boiseries.


                        • Rapport d’expert pour la mairie de Vouzon
                          Papier
                          1883
                          série Jv
                          3 vues  - Rapport d’expert pour la mairie de Vouzon (ouvre la visionneuse)

                          3 vues

                          À la requête de la mairie de Vouzon et sur décision du tribunal civil de Romorantin, M. Dufour, architecte et expert assermenté, est nommé pour procéder à la vérification de l’état d’avancement des travaux de la mairie et de la maison d’école, exécutés par M. Ferré architecte à Lamotte-Beuvron.


                        • Plan des monuments aux morts des communes de Vineuil et Bracieux
                          Papier
                          1922
                          112 Fi 301/50 (Vineuil) - 112 Fi 25/45 (Bracieux)
                          2 vues  - Plan des monuments aux morts des communes de Vineuil et Bracieux (ouvre la visionneuse)

                          2 vues

                          L’idée de commémorer la mémoire de soldats morts au combat au moyen de réalisations architecturales est antérieure à la Grande Guerre. Pourtant, c’est bien le traumatisme inédit que constitue 1914-1918 qui accélère les choses. Ainsi, dans l’immédiat après-guerre, fleurissent au centre des villages des monuments héroïsant la mémoire des soldats morts pour la France dans des représentations hautement patriotiques.


                      • L’image judiciaire

                        Jusqu’au début du XXe siècle, l’identification des personnes prend la forme d’un signalement matérialisé par des caractéristiques physiques. Il peut être enrichi de la filiation et de la date de naissance qui permettent d’individualiser l’intéressé.
                        Puis, grâce aux innovations techniques, le portrait photographique et les empreintes digitales incarnent l’identité, différenciant sans confusion possible un citoyen d’un autre.
                        Toutefois, l’image judiciaire ne se limite pas seulement à une fiche signalétique individuelle ou aux photographies imposées par les réglementations dans une logique d’identification, ni, par ailleurs aux dessins ou photographies géométriques des scènes de crime.
                        Elle peut se traduire par une mise en scène de la justice : cérémonial des exécutions par effigie consistant à appliquer une sentence par l’intermédiaire d’un double fictif représentant l’absent, mais aussi caricatures traditionnelles des accusés lors des procès ou photographies des prévenus encadrés de gendarmes.


                          • L’image mentale et symbolique
                            • Procès-verbal de levée de cadavre du nommé Paul Petiau
                              Papier
                              1788
                              38 Bv 3
                              2 vues  - Procès-verbal de levée de cadavre du nommé Paul Petiau (ouvre la visionneuse)

                              2 vues

                              A Blois le 31 juillet 1788, un marinier trouve le cadavre d’un inconnu sur la levée du Foix près de l’auberge de la Galère. Jacques Touzard, juge civil et criminel vient, accompagné de son greffier, constater le décès. Son procès-verbal détaille l’aspect du corps puis chaque pièce de vêtement. La fouille des poches permet d’identifier l’homme, natif de Dijon, comme Paul Petiau (1747-1788) dit Bourguignon grâce à son livret de compagnon et à un extrait de baptême conservé dans son portefeuille.


                            • Jugement pour fabrication et exposition de fausse monnaie
                              Papier
                              1733
                              1 B 610
                              3 vues  - Jugement pour fabrication et exposition de fausse monnaie (ouvre la visionneuse)

                              3 vues

                              Ce procès criminel tenu devant le bailliage de Blois concerne trois accusés Martin Renard, Antoine Brulard, prisonniers et Dejours, contumace. Le jugement par contumace est une pratique de l’Ancien Régime toujours d’actualité sous le terme de procédure de « défaut criminel », il permet le jugement et éventuellement la condamnation d'un accusé absent. Toutefois, le fait de procéder effectivement à l'exécution d'un condamné à mort lorsque ce dernier est absent peut étonner.
                              Les accusés sont condamnés à être pendus jusqu’à ce que mort s’ensuive avec un écriteau « Faux monnayeur » et exposés pendant 24 h à une potence élevée place publique du Bourg-Neuf. Le condamné absent quant à lui, subit sa sentence par « effigie en un tableau représentatif de sa personne qui sera attaché à la ditte potence par l’exécuteur de la haute justice ».


                              • "La pendaison de traîtres" (Musée national de Varsovie)
                                Jean-Pierre Norblin de La Gourdaine (1745-1830)
                                Huile sur toile
                                1794
                                1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                1 vue

                                Cette œuvre représente une pendaison symbolique en place publique : les portraits des traitres de la confédération de Targowica, responsables du partage de la Pologne, sont accrochés au pilori sur la place du marché le 29 septembre 1794 lors de l’insurrection de Varsovie. Il s’agit probablement d’une exécution populaire avec des portraits sans doute soustraits aux accusés.


                              • Mannequin en uniforme allemand, représentant Pierre Laval, pendu à un arbre de la place Clemenceau à Montoire.
                                Dr Pierre Gamard
                                Photographie NB. Reproduction numérique
                                1944
                                126 Fi 14
                                1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                1 vue

                                Numéro deux du gouvernement de Vichy, Pierre Laval a un rôle capital dans la politique de collaboration menée par l’État français durant la seconde guerre mondiale. C’est lui qui le 22 octobre rencontre Hitler et Von Ribbentrop pour en préciser les principes et préparer l’entrevue du 24 octobre 1940 à Montoire entre Pétain et Hitler. Considéré comme le « collaborateur en chef », il est ici exécuté par le « tribunal du peuple » lors de la libération de la ville de Montoire.


                              • L’image, composante de l’identité
                                • Fiche anthropométrique de Julien Reinhard
                                  Papier, photographie
                                  1940
                                  4 M 151
                                  2 vues  - Fiche anthropométrique de Julien Reinhard (ouvre la visionneuse)

                                  2 vues

                                  La loi du 16 juillet 1912 institue le carnet anthropométrique d’identité des nomades. Tout nomade de plus de 13 ans doit obligatoirement détenir ce carnet individuel et le faire viser lors de son arrivée et de son départ d’une commune. Les normes de description anthropométrique ont été mises au point par Alphonse Bertillon (1853-1914) et appliquées dès 1882 par la Préfecture de police. En 1885, une photographie est ajoutée de manière systématique aux nouvelles fiches. Ce type de carnet initie la stigmatisation d’une catégorie de la population.


                                • Fiche dactyloscopique d’Alain Bourreau (1937-1956)
                                  Papier
                                  1955
                                  1765 W
                                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                  Les études des caractéristiques particulières des traces papillaires, véritables signatures corporelles propres à chaque doigt et à chaque individu, décident Alphonse Bertillon à relever dès 1896 les empreintes digitales tout en conservant son système de classement anthropométrique. Cette fiche dactyloscopique établie en 1955 va permettre d’identifier un corps retrouvé à Limeray (Indre-et-Loire) en mars 1957 comme celui d’un homme disparu depuis le 21 décembre 1956 à Blois.


                                • Avis de recherche d’Émile Zola (1840-1902)
                                  Papier
                                  1898
                                  4 M 248
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                                  Après le procès qui le condamne à un an de prison pour sa « Lettre à M. Félix Faure », article accusateur de janvier 1898 relatif à l’affaire Dreyfus, Zola quitte la France pour s’exiler à Londres le 18 juillet 1898. La direction générale de la sûreté nationale diffuse alors le signalement de Zola et d’Alexandre Perreux, ancien gérant de l’Aurore, accompagné de deux photographies d’Émile Zola.


                                • Carte d’identité d’Abel Royer (1895-1967)
                                  Papier
                                  1940
                                  1 J 475
                                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                  La carte d’identité délivrée aux étrangers depuis 1917, est appliquée de manière facultative à chaque Français en septembre 1921, elle devient obligatoire pour tous avec la loi du 27 octobre 1940.


                                • Carte d’identité de Jacques Barbier (1907-1969)
                                  Papier
                                  1959
                                  1 J 219/5
                                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                  Préfet de Loir-et-Cher de février 1959 à décembre 1961, Jacques Barbier détient une carte délivrée par le ministère de l’intérieur lui permettant de justifier de sa qualité.


                                • L’image au tribunal
                                  • Triple assassinat de Bouffry, plan général des lieux
                                    Papier
                                    1890
                                    2 U 3/105
                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                    Ce plan situe la maison de la famille Rebours aux Forêts et le chemin de Bouffry à la Chapelle-Vicomtesse. Le corps de Louis René Rebours, 64 ans, est découvert le 11 novembre 1890 à 35 mètres de son habitation et l’arme du crime est retrouvée dans la fosse.


                                  • Triple assassinat de Bouffry, plan de la scène de crime
                                    Papier
                                    1890
                                    2 U 3/105
                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                    Ce dessin présente une vue intérieure de la chambre avec l’emplacement des corps de Marie Constance, 62 ans et Marie Louise, 32 ans, sa fille.


                                  • Triple assassinat de Bouffry, portrait de l’assassin
                                    Hippolyte Rouiller (1835-1900)
                                    Photographie monochrome
                                    1890
                                    2 U 3/105
                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                    Louis Denis Rebours, 26 ans, neveu du couple, est arrêté le 13 novembre 1890 et jugé coupable le 3 mars 1891 de l’assassinat des trois membres de la famille Rebours perpétré au moyen d’un gouet (genre de grande serpe).


                                  • Procès de Denise Labbé et Jacques Algarron
                                    Agence presse intercontinentale
                                    Photographie NB
                                    1956
                                    11 Fi 4038
                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                    1 vue

                                    Arrivée de Jacques Algarron encadré de gendarmes au palais de justice de Blois le 30 mai 1956 pour le procès d’assises des « amants de Vendôme », accusés d’infanticide. Jacques Algarron est accusé de la responsabilité morale du crime prémédité par Denise Labbé sur sa fille Cathy qu’elle a noyée le 6 novembre 1954 après trois vaines tentatives.


                              • L’image fixe l’histoire
                                  • L’image de l’ordinaire

                                    Avant de fixer les images du quotidien grâce à la démocratisation de la photographie et avant la réalisation systématique de « photos de classe », les premières représentations photographiques des Français montrent souvent les grands évènements familiaux, tel le mariage, où chacun est valorisé par une tenue appropriée.
                                    Quant aux panoramas réalisés dans les communes rurales, ils apportent un point de vue privilégié sur la diversité des milieux naturels ou la spécificité des architectures. Les clichés du même village pris par différents photographes à partir d’une perspective bien souvent identique révèlent les évolutions de l’urbanisation et les changements des paysages. Ces images ont été largement diffusées grâce à l’impression de cartes postales.


                                      • Portraits de vie
                                        • Famille Bergeron
                                          Photographie monochrome
                                          Circa 1901
                                          11 Fi 3808/51
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Portrait de famille dans le jardin d’une demeure bourgeoise.


                                        • M. et Mme Poulard-Bouget et leurs enfants
                                          Photographie NB
                                          1923
                                          26 Fi 273
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Fête des familles nombreuses organisée par le Syndicat des Agriculteurs de Loir-et-Cher le 5 juillet 1923. Dès sa création en juillet 1883, le syndicat des agriculteurs est particulièrement intéressé par la vie sociale, mais après-guerre, il décide d’organiser un concours des familles nombreuses afin « d’aider, encourager et honorer les françaises qui participent libéralement à la repopulation de notre pays » bien avant la loi du 23 juillet 1923 sur l’encouragement national aux familles nombreuses.


                                        • Petite fille à Albert Angé [sic]
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          Photographie monochrome
                                          1907
                                          120 Fi 13427
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                          1 vue

                                          Ce portrait de bébé sur une peau de mouton est devenu un classique de la photographie d’enfant.


                                        • Groupe de l’école supérieure (Pontlevoy)
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          Photographie NB
                                          1919
                                          120 Fi 13202
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Portrait de groupe d’une classe de filles à l’école supérieure de Pontlevoy.


                                        • Pensionnat des dames de la Nativité de la Sainte-Vierge (Romorantin)
                                          Photographie monochrome
                                          1887
                                          11 Fi 3819
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Portrait de groupe des élèves, avec au centre, l’enseignante. Dans ce pensionnat réputé, les jeunes filles peuvent suivre des études jusqu’au brevet élémentaire.


                                        • Camille Martinet, communiante
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          1911
                                          120 Fi 13336
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Premier rite de passage d’une « classe », la première communion est célébrée dans le respect des traditions : robe blanche et voile pour les filles, costume et brassard pour les garçons. Le portrait est également codifié et présente les attributs de la pratique religieuse : missel, chapelet, prie-Dieu.


                                        • Petit communiant Chilloux
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          1910
                                          120 Fi 13324
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                        • Groupe de conscrits de la classe 1910 (Thenay)
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          Photographie NB
                                          1911
                                          120 Fi 13208
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Traditionnellement, les conscrits organisent une fête avant de partir sous les drapeaux, à cette occasion les jeunes hommes portent une cocarde tricolore.


                                        • Groupe de mariage (Mondoubleau)
                                          Omer Tessier (1895-1971)
                                          Photographie NB
                                          ca 1925
                                          11 Fi 5195
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Portrait de groupe devant l’hôtel de la gare. La photographie de groupe qui réunit toute la famille autour des mariés, se charge d’un caractère symbolique à la mesure de l’importance sociale de l’évènement : la création d’une nouvelle unité familiale.


                                        • Couple de mariés Montprofit-Deligeon à la Frelonnière (Pontlevoy)
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          Photographie NB
                                          1902-1903
                                          120 Fi 13146
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Portrait en pied du couple présentant les symboles traditionnels : parée d’une couronne de fleurs d’oranger, la mariée se tient à gauche du marié portant chapeau haut-de-forme et redingote.


                                        • Décès de l'abbé Thoré, vicaire général titulaire de l'évêque de Blois
                                          Eugène Maurice (1825-1891)
                                          Photographie monochrome
                                          1880
                                          11 Fi 4159
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          La photographie funéraire qui a pour but de garder un souvenir des personnes décédées est une pratique courante fin XIXe, début XXe siècle. Le fait d’immortaliser le dernier portrait d’un défunt n’est pas nouveau, ces clichés prennent la suite des peintures et des masques mortuaires.


                                        • Obsèques du Maréchal Maunoury
                                          Carte postale NB
                                          1923
                                          6 Fi 136/26
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Le 2 avril 1923 ont lieu à Mer les funérailles nationales de Michel Joseph Maunoury, un des héros de la Grande guerre, nommé maréchal à titre posthume. Le cortège funéraire, conduit par généraux et hommes politiques, suit le corbillard tiré par deux chevaux se dirigeant vers le cimetière de Mer.


                                        • Machine à battre Camille Chevet
                                          Louis Clergeau (1877-1964)
                                          Photographie NB
                                          1908
                                          120 Fi 13201
                                          1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                          Plan général d’une cour de ferme où la locomobile à vapeur, élément capital du progrès technique agricole, a été installée pour procéder au battage de la récolte.


                                        • Portraits de villes
                                          • Porte Saint-Georges de Vendôme
                                            Photographie monochrome
                                            ca 1901-1902
                                            11 Fi 3808/35
                                            1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                            Vue d’ensemble de la façade au bout du pont sur le Loir. Abritant l’hôtel de ville, la porte d’entrée sud de Vendôme flanquée de tours construites au XIVe est ornée de sculptures et de médaillons Renaissance.


                                          • Place Adolphe Javalet à Contres
                                            Aristide Henri Larippe (1872-1958)
                                            Carte postale NB
                                            ca 1907
                                            6 Fi 59/28
                                            1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                            La place du village porte le nom du donateur de la fontaine qui y trône. Propriétaire du château de Bellevue, Adolphe Javalet (1823-1900) a été neuf fois maire de Contres.


                                        • L’image de l’extraordinaire

                                          Si l’iconographie, et notamment la photographie, s’invite très régulièrement dans tous les grands évènements de la vie quotidienne des Français, sa force réside aussi dans le rôle de témoin privilégié qu’elle est parfois amenée à endosser lors d’évènements qualifiés de singuliers, d’exceptionnels voire carrément d’« extraordinaires ». En cela, les deux guerres mondiales sont propices à une prolifération d’images produites à visée tantôt propagandiste, tantôt testimoniale, au gré du déroulement des faits historiques et des agissements de leurs protagonistes.
                                          Au-delà des grands conflits qu’elle a souvent immortalisés, l’image révèle également toute sa puissance lors de manifestations inédites de la vie quotidienne telles les catastrophes naturelles. Les crues de la Loire illustrent parfaitement cet exemple. Les faits divers ne sont pas en reste. Qu’ils soient rocambolesques comme la chute d’un avion ou plus tragiques avec l’attentat perpétré sur le rapide Paris-Bordeaux, l’image sert à témoigner avec force d’une situation si extraordinaire que le caractère même de celle-ci pourrait prêter à caution.


                                            • La guerre
                                              • Des "sammies" au Gué-Péan (Monthou-sur-Cher)
                                                Photographie monochrome
                                                1917
                                                11 Fi 4187
                                                1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                1 vue

                                                Cette photographie de soldats américains posant ici devant le château du Gué-Péan à Monthou-sur-Cher, témoigne de la vie quotidienne de ces milliers d’hommes venus d’Outre-Atlantique pour combattre aux côtés des Alliés. Très tôt et tout naturellement, le département de Loir-et-Cher par sa situation géographique a fait partie des zones choisies par l’armée américaine pour y aménager des bases de ravitaillement, des camps d’entraînement et des hôpitaux temporaires durant la Grande Guerre.


                                              • Blois rasé par les bombardements
                                                Photographies NB
                                                1940
                                                11 Fi 3815 ; 11 Fi 4200
                                                2 vues  - Blois rasé par les bombardements (ouvre la visionneuse)

                                                2 vues

                                                Du 15 au 17 juin 1940, l'aviation allemande bombarde la ville causant la destruction de 337 immeubles, en particulier dans les quartiers anciens, et faisant plus de 230 victimes. Le pont Jacques Gabriel, axe majeur de la ville, constitue une cible de premier choix.


                                              • L'occupation à Blois
                                                Photographies NB
                                                1941
                                                11 Fi 4229 ; 11 Fi 4255
                                                2 vues  - L\'occupation à Blois (ouvre la visionneuse)

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                                                À l’image d’Hitler triomphant au pied de la Tour Eiffel, les soldats allemands affichent aussi leur suprématie dans le département, en paradant dans la cour de la caserne Maurice de Saxe ou dans celle du château de Blois. Où quand la culture devient un outil au service de la propagande nazie…


                                              • Les Français et l’épuration
                                                Photographie monochrome (reproduction numérique)
                                                1944
                                                222 Fi 136
                                                1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                1 vue

                                                La Libération du Loir-et-Cher intervient à l’été 1944. Dès lors, émerge très rapidement au sein de la population, un sentiment de vengeance alors même que cette dernière était pourtant restée majoritairement passive pendant l’Occupation. La foule participe activement aux tontes et à l’exhibition des femmes accusées de « collaboration horizontale » avec l’occupant. L’heure est à une « purification » de ce que fut la présence allemande, comme ici dans les rues de Blois.


                                              • Les rescapés des camps de concentration
                                                Photographies NB (reproduction numérique)
                                                1942 et 1945
                                                126 Fi 3-4
                                                2 vues  - Les rescapés des camps de concentration (ouvre la visionneuse)

                                                2 vues

                                                Durant l’Occupation, Francisque Allouard est à la tête d’un atelier de mécanique automobile à Montoire. Dès 1941, il participe à des actions de résistance contre l’ennemi telles la fabrication de fausses cartes et de faux papiers pour les fugitifs réfractaires au STO (service du travail obligatoire). Arrêté le 14 novembre 1943 sur dénonciation, il est alors déporté à Buchenwald. Il ne rentre en France qu’en avril 1945 après avoir perdu plus de 50 kg. Très affaibli par son enfermement, il décède en 1959.


                                              • Les accidents
                                                • Chouzy-sur-Cisse : accident ferroviaire
                                                  Carte-photographie
                                                  1904
                                                  11 Fi 5483
                                                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                  1 vue

                                                  Le 21 octobre 1904, à 1 heure 30, entre Onzain et Chouzy-sur-Cisse, le rapide 31 Paris-Bordeaux, dans lequel voyage Armand Fallières, alors Président du Sénat déraille par suite d'un sabotage. On déplore cinq morts et douze blessés dans cet accident, et plus spécialement dans la voiture de tête, venue s'éventrer contre le fourgon qui la précédait. La compagnie d'Orléans offre en vain une prime de 10 000 francs afin d'obtenir des renseignements permettant d'identifier les coupables. Ce document est issu d’une série de six cartes sans doute établies dans le cadre d’un rapport d’expertise.


                                                • Mer : chute d’un avion
                                                  Négatif monochrome sur verre
                                                  1927
                                                  11 Fi 5221
                                                  1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                                  Le 3 juin 1927, un Potez 15 A2 de la 13e escadrille du 31e RAO (régiment d’aviation d’observation) de Tours se retourne après s’être posé dans un champ de la campagne méroise. Cet évènement fait le bonheur des curieux qui accourent bientôt des alentours. L’aviation connaît un développement sans précédent dans l’entre-deux guerres : moins de deux semaines avant, Lindbergh un pilote américain, traverse pour la première fois l’Atlantique à bord de son « Spirit of St Louis ». Les Français Charles Nungesser et François Coli quant à eux, ne connaissent pas la même fortune : leur avion biplan « L’Oiseau blanc » disparaît en mer le 9 mai de la même année, lors de la première tentative de traversée aérienne du même océan.


                                                • La nature violente
                                                  • Blois inondé : le vitrail de l’église Saint-Saturnin
                                                    Carte postale
                                                    Premier quart du XXe siècle
                                                    6 Fi 18/957
                                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                                    L’année 1866 est marquée par une troisième crue exceptionnelle de la Loire en 20 ans. Le fleuve atteint son maximum : 7,10 mètres ! Dans cet ex-voto en vitrail, les saints patrons du faubourg de Vienne intercèdent auprès de la Vierge pour la protection du quartier. On reconnaît saint Saturnin, patron de la paroisse, saint Pierre et saint Clément, patrons des mariniers, saint Fiacre, patron des jardiniers, saint Joseph, patron des familles et des charpentiers, et sainte Anne, patronne des menuisiers. Le registre inférieur représente la catastrophe.


                                                  • Crue du Loir à Vendôme
                                                    Bernard Anginot
                                                    Photographie NB
                                                    1961
                                                    11 Fi 5201
                                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                                    Dans la nuit du 2 au 3 janvier 1961, le Vendômois est noyé sous des trombes d’eau qui tombent sans interruption. De nombreuses routes sont coupées et les ravages sont considérables dans bon nombre de villages. À Vendôme, c’est 1,50 mètre d’eau qui recouvre bientôt les rues. Dans la journée du 4 janvier, le Loir envahit tout le centre de la ville rendant la circulation presque impossible comme ici au niveau du théâtre Ronsard dans le Faubourg Chartrain.


                                                  • Embâcle aux Grouëts (Blois)
                                                    Photographie monochrome
                                                    1895
                                                    11 Fi 4769
                                                    1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                    1 vue

                                                    En février 1895, le froid et la neige s’abattent sur toute la France. En Loir-et-Cher, de nombreux embâcles de glace forment des barrages temporaires sur La Loire qui se retrouve figée sur presque tout son cours. Ce phénomène qui reste extraordinaire, est propice aux joies de la glisse pour des Blésois qui s’improvisent alors patineurs débutants.


                                                  • Crues à Blois et à Romorantin
                                                    Cartes postales NB
                                                    1907-1910
                                                    6 Fi 18/375 ; 6 Fi 194/69
                                                    2 vues  - Crues à Blois et à Romorantin (ouvre la visionneuse)

                                                    2 vues

                                                    En octobre 1907, la Loire affiche une cote élevée de plus de 5 mètres et passe ainsi au-dessus du déversoir. Les habitants, avertis d’une évacuation nécessaire des lieux, tentent de sauver ce qui peut encore l’être. Les soldats du 113e régiment d’infanterie viennent leur prêter main forte et se relaient pour actionner les pompes à bras et rejeter l’eau dans la Loire. En janvier 1910, c’est au tour du quartier du Bourgeau, à Romorantin, de connaître de pareilles scènes avec la Sauldre qui sort de son lit. À l’usine Normant, les ateliers sont envahis par l’eau. Quantité de draps sont perdus et le matériel endommagé entraîne un chômage forcé pour de nombreux ouvriers.


                                              • L’image faussée

                                                Les vertus de l’image sont donc multiples : elle permet d’authentifier un document, d’identifier quelqu’un, de témoigner, de garder trace d’un évènement passé ou extraordinaire. Mais l’image est-elle toujours fiable, est-elle toujours le reflet de la vérité ? De nombreuses images célèbres, de photographies truquées, nous invitent à la prudence. Les images, en effet, peuvent être imaginées, symboliques, simplifiées, modifiées voire faussées.


                                                  • L'image inventée
                                                    • Sainte Barbe, vierge martyre
                                                      Carte postale NB
                                                      1er quart du XXe siècle
                                                      6 Fi 47/17
                                                      1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                      1 vue

                                                      Les traits de sainte Barbe (IIIe siècle) sont inconnus, comme pour beaucoup de saints. C’est donc grâce aux attributs adjoints à une figure féminine qu’on la reconnaît : la tour, où elle est enfermée, la couronne et la palme, symboles du martyre, et l’épée, instrument de celui-ci. Selon la légende, le bourreau de la sainte est immédiatement foudroyé.


                                                    • Château de Blois, allégorie de la Paix
                                                      Carte postale NB
                                                      1er quart du XXe siècle
                                                      6 Fi 18/1581
                                                      1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                      1 vue

                                                      L’allégorie est une représentation figurée d'une idée ou d'un concept. Celle de la paix est représentée par une jeune femme tenant un rameau d’olivier.


                                                    • Monument aux morts de la Première Guerre Mondiale de Blois, allégorie de la Victoire
                                                      Photographie NB
                                                      après 1923
                                                      11 Fi 4914
                                                      1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                      1 vue

                                                      La figure de la victoire est dérivée du modèle grec de la Nikè, femme drapée et ailée. En écho au conflit, le sculpteur l’a ici coiffée d’un casque de Poilu.


                                                    • L’image modifiée : la réalité arrangée
                                                      • Civitates Orbis Terrarum, vue de la ville de Blois
                                                        Braun et Hogenberg
                                                        Estampe
                                                        1575
                                                        33 Fi 518
                                                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                        1 vue

                                                        Cette vue, parmi les plus anciennes de la ville, présente une vision largement simplifiée. À l’ouest, par exemple, les faubourgs et les jardins royaux ne sont pas représentés, le cloître de Saint-Laumer semble inexistant, le château est méconnaissable. Les maisons sont extrêmement stéréotypées et les rues très larges : on a privilégié une vue de la ville dans son ensemble.


                                                      • Fausse marque de cuir
                                                        Cuir
                                                        1776
                                                        3 E 19/658
                                                        2 vues  - Fausse marque de cuir (ouvre la visionneuse)

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                                                        Consécutivement à la perception des droits sur les cuirs, une marque est apposée sur les peaux présentées par les tanneurs. La fabrication de fausses marques permet d’éviter le paiement de la taxe. Elles sont difficiles à détecter car le traitement du cuir altère souvent les détails des marques.


                                                      • Portrait de profil de Camille Chautemps, député de Loir-et-Cher
                                                        Photographie NB
                                                        1932
                                                        11 Fi 5275
                                                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

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                                                        C’est au milieu d’une foule de journalistes que ce cliché a été pris. Sur ce tirage, le photographe a peint les vêtements du député et effacé les personnages qui l’entourent afin d’en extraire un portrait en pied.


                                                      • Yves Dujonc et sa brouette
                                                        Photographie monochrome
                                                        ca 1905
                                                        289 Fi
                                                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                        1 vue

                                                        Les premières décennies de la photographie sont propices aux expériences et trucages. Sur ce cliché, profitant du long temps de pose, Yves Dujonc s’est déplacé au cours de la prise de vue et apparaît donc à la fois saisissant la brouette et étant assis dessus.


                                                      • Portrait de femme
                                                        Ambrotype (positif sur verre) sous écrin
                                                        3e quart du XIXe siècle
                                                        171 Fi
                                                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                        1 vue

                                                        Ce petit cliché enchâssé, probablement destiné à l’être aimé, a reçu différents rehauts pour en renforcer l’effet : les joues de la femme sont poudrées de rose et une feuille de dorure a été apposée sur sa broche.


                                                      • La plage de Montrichard
                                                        Carte postale colorisée
                                                        1er tiers du XXe siècle
                                                        6 Fi 151/142
                                                        1 vue  (ouvre la visionneuse)

                                                        1 vue

                                                        La colorisation des cartes postales crée des effets variés : le jaune du sable, le bleu du ciel et du Cher, les touches rosées des plagistes accentuent le caractère estival et plaisant de la scène.


                                                      • Scènes de destruction
                                                        Hugues Vassal
                                                        Photographies numériques
                                                        Avril 2004, janvier 2003
                                                        285 Fi GBD 93 et 113
                                                        2 vues  - Scènes de destruction (ouvre la visionneuse)

                                                        2 vues

                                                        Indépendamment de l’image figurée, c’est par sa légende qu’elle prend son sens : ces scènes de destruction sont-elles consécutives à une forte tempête pour la première, à un bombardement pour la seconde ? C’est uniquement par ajout d’une légende qu’on comprendra qu’il s’agit en fait de clichés de la destruction du quartier Croix-Chevalier à Blois, dans le cadre de la rénovation urbaine.